Avoir la notion du temps qui passe est une aptitude que je considère essentielle dans notre monde moderne.

Pouvoir évaluer « au ressenti » combien de temps on a passé sur telle ou telle activité nous procure plusieurs avantages dont entre autres :

Pouvoir mieux décider, en fonction de notre budget temps, de ce qu’il est judicieux de faire maintenant et  de ce qu’il serait au contraire raisonnable de reporter.

Cela nous permet aussi de nous protéger des voleurs de temps. Quand on a la notion du temps on prend plus facilement conscience « des gaspillages » et on les réduit naturellement.

Dans cet article j’explique comment faire pour améliorer notre aptitude à ressentir le temps passer.

J’explique aussi comment, en combinant notre aptitude à évaluer le temps à un découpage rigoureux de notre travail, nous pouvons devenir ceinture noire de la gestion du temps.

L’impact se fait ressenitr par exemple au boulo en nous aidant à arrêter les heures supplémentaires comme à la maison en nous aidant à faire du sport.

Bref une amélioration globale de notre qualité de vie !

Avoir la notion du temps qui passe n’est pas quelque chose d’inné. En fait, comme beaucoup de chose, cela peut s’apprendre.

C’est comme la notion des distances.

Prenons l’exemple de quelqu’un dont le métier consiste à effectuer des mesures de distances (géomètre). Avant chaque mesure il essaye de prédire « à l’oeil » la distance qu’il est en train de mesurer, avant de lire celle donnée par son appareil.

A chaque fois il confronte son estimation à la valeur réelle donnée par l’appareil.

Très vite avec l’expérience il améliore son évaluation des distances et ses estimations deviennent de plus en plus précises.

Quand on parle de temps c’est la même chose. Et si l’on veut améliorer notre évaluation du temps, il nous faut, nous aussi, un outil de mesure :

« La montre »

On a tendance à l’oublier un peu de nos jours, pour faire plus « cool » ou décontracté peut-être 🙂

Pour autant la montre est vraiment utile puisqu’elle nous sert de référence. C’est elle qui nous éduque à « sentir » le temps qui passe.

En fait, avec une montre, la notion du temps s’apprend naturellement par itération au quotidien :

On commence par exemple à lire un livre, puis au bout d’un certain temps on regarde la montre et on constate que déjà 2 h se sont écoulées ! Au ressenti nos aurions jugé seulement 30 min !

Il y a donc un gros écart et le simple fait de le constater grâce à notre montre va nous aider inconsciemment à corriger notre évaluation du temps. La prochaine fois que l’on lira notre livre il y a de forte chance que l’on évalue déjà mieux le temps qui passe.

Selon les activités et le plaisir qu’elles procurent notre évaluation du temps peut être faussée d’un extrême à l’autre.

  • 5 minutes réelles, passée lors d’une réunion ennuyante nous donneront l’impression d’une heure.
  • 1 heure passée avec nos amis, en couple, ou à faire ce que l’on aime nous semblera n’avoir duré que 5 minutes !

Dans tous les cas, le simple fait de porter une montre va nous permettre d’étalonner notre « capteur du temps qui passe » et nous aider à améliorer nos estimations.

Devenir ceinture noire de la gestion du temps :

Bien gérer son temps permet d’accomplir plus, avec moins de stress.

Pour devenir ceinture noire de la gestion du temps ce n’est pas si compliqué, il faut s’entraîner à deux choses :

  1. Avoir la notion du temps qui passe
  2. Savoir évaluer les besoins en temps

1.  Avoir la notion du temps qui passe :

Pour y parvenir vous savez déjà tout ! Il suffit de porter quotidiennement une montre et d’y jeter un œil régulièrement afin de suivre le temps qui passe.

2. Evaluer les besoins en temps

Evaluer de combien de minutes ou d’heures on a besoin pour telle activité ou telle autre.

Facile à dire mais en pratique je constate que peu de gens y parviennent.

Ce qui nous empêche d’y parvenir c’est que les tâches ou activités que nous nous imaginons dans notre esprit ne sont souvent qu’un modèle simplifié que notre cerveau met en place pour faire circuler l’information plus rapidement.

Prenons pour exemple l’ampoule de la lampe des toilettes qui est cassée.

Pour réaliser la tâche « changer l’ampoule de la lampe des toilettes », il faut d’abord regarder de quelle ampoule il s’agit (combien de Watt ?). Ensuite, on va regarder dans notre stock si il nous en reste, si il n’en reste pas, alors il faut en acheter une. C’est seulement une fois la nouvelle ampoule dans la main que l’on peut réellement réaliser la tâche « changer l’ampoule de la lampe des toilettes ».

Notre esprit nous mène donc totalement en bateau lorsqu’il nous permet d’associer « changer l’ampoule de la lampe des toilettes » à une unique tâche ! En réalité il s’agit d’un enchaînement de plusieurs tâches. Le schéma ci-dessous représente ce phénomène.

Dans le monde réel, celui où l’on peut agir, il est souvent nécessaire de réaliser plusieurs actions ou tâches intermédiaires avant d’en arriver au résultat final. Et la technique ultime pour deviner l’enchaînement de ces actions est la suivante  :

Pour chaque petit engagement, tâche, ou projet que l’on s’est engagé à réaliser, nous devons définir la PREMIÈRE ACTION réalisable pour faire avancer les choses.

Une fois trouvé la première action on en déduit facilement les autres. Dans l’article « Comment de plus rien remettre à demain » j’ai expliqué qu’en procédant ainsi on pouvait facilement réaliser des choses qui nous paraissaient compliquées.

En effet, la première action réalisable ne demande peut-être pas beaucoup d’efforts mais nous permet d’avancer dans notre projet et nous donne la sensation de progresser, ce qui nous motive.

Mais il a encore 2 avantages que procure ce « découpage » du travail en petites actions concrètes :

  • Il est plus facile d’évaluer le temps nécessaire à la réalisation d’une tâche concrète que pour la réalisation d’une tâche mal définie, sous forme de nuage d’idée stockée dans notre esprit.
  • Si on découpe en petits morceaux notre travail, on gagne en flexibilité de planification.

Exemple :

Il ne nous reste que 30 minutes avant de quitter le bureau à l’heure (car après la piscine va fermer :-)). Si notre travail est bien découpé nous avons plus de chance de trouver une tâche qui corresponde à ce budget temps de 30 min.

En plus de ca, nous allons alors quitter le bureau en ayant l’agréable sensation d’avoir atteint notre objectif. Nous ne sommes peut-être pas allés au bout du projet, mais le petit morceau qu’il nous était possible de faire en 30 minutes a été fait.

On se retrouve donc dans une attitude mentale positive, tout en respectant nos horaires de travail normaux, nous laissant par exemple la possibilité de faire du sport.

Ce concept du découpage de nos vagues représentations mentales en petites actions concrètes et réalisables a été plus développé dans l’article «Comment ne plus rien remettre à demain». Dans cet article j’avais surtout expliqué pourquoi il nous était facile et agréable d’agir une fois ce découpage réalisé.

Quand on n’a pas la notion du temps qui passe et que l’on ne sait pas évaluer les besoins en temps, on ne se trouve pas en phase avec la réalité du temps qui passe.

On ne peut pas évaluer le temps nécessaire pour finir notre travail, et on ne ressent pas le temps qui passe. Difficile dans ce cas là de planifier quoi que ce soit ! (Sport, sorties ou autre)

Par exemple, si l’on se retrouve parfois à faire des heures supplémentaires (sans vraiment en avoir besoin), c’est souvent que l’on se lance sans nous en rendre compte, dans des activités ou tâches gourmandes en temps, alors que la journée est presque déjà finie.

Le travail est mal défini et nous n’avons pas de montre pour nous aider à voir / sentir le temps qui passe.

Par conséquent, au moment où notre regard tombe par hasard sur l’affichage de l’heure de l’ordinateur, ou lorsqu’un collègue passe nous dire «à demain !», nous nous exclamons : «Quoi ?! Déjà 19 h ? Mais je n’ai pas fini !» On est alors tenté de faire des heures supplémentaires pour «finir» le « truc » commencé et pouvoir espérer rentrer à la maison l’esprit tranquille.

Mais :

Premièrement on peut s’en vouloir d’avoir fait des heures supplémentaires qui n’étaient peut-être pas utiles.

Deuxièmement il se peut que l’on n’ait pour autant pas réussi à finir ce qu’on a commencé ce qui renforce notre frustration

Troisièmement cette sensation d’échec ne nous donne évidemment pas envie de nous bouger, et encore moins de faire du sport 🙂

Quatrièmement, si on est conscient que faire du sport c’est chouette et que cela nous aurait fait du bien, on culpabilise encore plus 🙂

Bref tout ça pour dire à quel point je pense que bien définir notre travail (perso ou pro) et le fait de porter une montre peuvent vraiment nous aider à améliorer notre qualité de vie au quotidien.

Et vous ? Comment gérez-vous votre temps ?

Utilisez-vous une montre ?

N’hésitez pas à commenter l’article pour partager vos expériences ou astuces personnelles !

À bientôt !

Thomas

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