sport à parisIl est très intéressant de rentabiliser le temps des transports domicile – travail  pour faire du sport et bien commencer la journée. N’est-il pas plus agréable de prendre l’air en faisant un peu d’exercice, plutôt que de s’énerver dans les embouteillages ou de s’entasser dans le métro ?

Comment concilier sport et transport ?

Mais comment faire pour ne pas arriver trempé de sueur au bureau ?

Dans cet article je vais vous aider à bien choisir votre itinéraire et votre moyen de locomotion. Le but est aussi de vous éviter d’arriver en sueur au bureau. C’est préférable quand on ne peut pas prendre de douche sur notre lieu de travail :-).

Les premières questions que vous devez vous poser sont donc :

  • Puis-je me laver au bureau ?

Puis-je prendre une douche ? Est-ce qu’il y a des douches dans les locaux de l’entreprise ? Puis-je y avoir accès facilement ? Sinon, puis-je me laver au gant ? Nos grands-parents se lavaient dans l’évier, au gant de toilette avec du savon de Marseille et n’étaient pas sales pour autant. Cependant cette méthode n’est pas pratique pour les femmes aux cheveux longs.

  • Puis-je stocker des vêtements, et des produits de toilettes au bureau ?

Attention, si vous décidez de vous laver et de vous changer au bureau, il faut adapter votre « logistique » en conséquence pour toujours avoir plusieurs tenues propres à disposition. Le mieux est alors de refaire vos stocks en début de semaine.

  • Non ! Je ne peux pas me laver au bureau.

Dans ce cas il faudra limiter l’intensité de l’effort avant d’aller travailler afin de ne pas être trempé de sueur et pour éviter les « coups de chaleur » (Je ne parle pas de coups de chaleurs liés à une déshydratation, comme en été).

Qu’est-ce qu’un « coup de chaleur » ? Les coups de chaleur arrivent lorsque l’on arrête brusquement une activité physique. En effet, durant le transport, le vent sur notre corps permet d’évacuer généreusement la chaleur (phénomène de convection). Mais notre organisme a beaucoup d’inertie, et doit encore dissiper beaucoup de chaleur même après immobilisation. Pour compenser, il nous fait donc transpirer au maximum, en espérant que l’évaporation de notre sueur permette de réguler la température de notre corps.

C’est exactement le même phénomène lorsque l’on éteint un ventilateur en plein été. On a d’un coup très chaud.

Pour éviter les coups de chaleur il faut donc limiter l’intensité de l’effort sur le trajet, et surtout la réduire les 5-10 dernières minutes. On anticipe ainsi l’inertie de refroidissement de notre corps.

Attention ! A vélo ou en courant on peut très bien n’avoir aucune goutte de sueur durant l’effort et pourtant se retrouver trempé après 2 minutes d’arrêt. Ce phénomène est encore plus marqué en hiver. En effet lors de faibles températures, on transpire moins et nos performances sont améliorées puisque l’évacuation de chaleur est facilitée. Mais pour autant nos bureaux, eux, sont toujours chauffés à 19-20 °C. C’est à cause de ces différences de températures que les « coups de chaleur » en hiver sont particulièrement intenses.
Quelque soit votre situation je vous propose de suivre deux étapes pour bien choisir votre transport sportif.

  1. Lister 2 itinéraires envisageables
  2. Trouver vos solutions optimales à l’aide de mon graphique

 

1. Lister 2 itinéraires envisageables

Vous devez identifier au moins  2 itinéraires envisageables, que cela soit à vélo, en courant, en trottinette, ou en roller. Pour les trouver vous pouvez utiliser Google Earth qui intègre une fonction mesure d’itinéraires très précise (autant qu’un GPS) ou bien le site Internet « calcul itinéraire ».

Combinez l’utilisation de la vue satellite avec la vue plan. Tous les coups sont permis ! La vue satellite permet d’identifier les chemins non repérés sur les cartes de route. Si vous avez un doute, allez vérifier sur place.

Pour chaque itinéraire vous devez estimer :

  • La distance du trajet
  • Le plaisir procuré par le trajet (très agréable, peu agréable, horrible et dangereux)

Pensez à prendre en compte les itinéraires combinés ! Il est possible de devoir d’abord prendre le tram pour pouvoir ensuite courir ou bien de prendre la voiture jusqu’au parking relais, puis de prendre le vélo.

2. Trouvez vos solutions optimales à l’aide de mon graphique.

Maintenant vous aller pouvoir trouver le moyen de locomotion qui convient à vos itinéraires à l’aide du graphique ci-dessous :

Sport transport

Sur l’axe des abscisses on peut lire la vitesse de chacun des moyens de transport présentés. Pour connaître la durée de transport (en min) pour un trajet avec un moyen de locomotion donné, on multiplie simplement les min/km par la distance du trajet.

En ordonné on peut voir à partir de quelle vitesse on risque fort d’avoir un « coup de chaleur » en arrivant au bureau, et d’être trempé de sueur. Les zones jaunes, orange, rouges indiquent qu’il est peu probable, probable, très probable d’avoir un coup de chaleur.

Exemple :

Je ne peux pas prendre de douche au bureau, et l’un de mes itinéraires me fait passer par les bois sur une distance totale de 11 km.
En prenant en compte les vitesses moyennes de chaque moyen de transport je constate que pour cet itinéraire il me faut :

  • 2 heures en marchant ( 11 km x 12 min /km = 132 min = 2 heures 12 minutes )
  • 1 heure en courant (11 km x 5,5 min/km = 60 min)
  • 33 min à vélo
  • 22 min à vélo avec assistance électrique

Les rollers, et la trottinette ne peuvent pas être utilisés sur ce parcours.

vélo électriqueIl me reste à choisir le  moyen de locomotion qui me plaît le plus et qui satisfait mes exigences en terme de vitesse et de transpiration. Vous pouvez par exemple décider de rouler vite à vélo mais attention au « coup de chaleur » qui vous attend au bureau !

Si vous savez à quelle vitesse vous pouvez courir ou rouler, utiliser vos valeurs personnelles plutôt que la valeur moyenne représentée par les points blancs.

Les zones de risque de coup de chaleur sont données à titre indicatif. Vous devez tester votre itinéraire avec votre mode de transport pour être plus précis.

Il faut savoir que selon la qualité de votre matériel (VTT ou vélo de route), votre niveau d’entraînement et les conditions météos de votre région, vos vitesses de déplacement peuvent varier ainsi que le seuil d’apparition des coups de chaleur. Un sportif peut très bien ne pas transpirer du tout en courant à 11 km/h, alors qu’un sédentaire serait déjà tout rouge à l’agonie :-).

Et vous, comment gérez-vous vos transports ?

Cet article vous a-t-il été utile ?

En tous cas, merci de m’avoir lu ! 😀

Thomas

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