Note : Cet article a été rédigé par Hélène, qui m’a contacté pour me demander si elle pouvait publier un article sur le sujet de la méditation au travail. Comme je médite moi aussi, j’ai accepté avec plaisir 🙂

À l’heure où les burn-out et bore-out relèvent presque de l’ordinaire, la pratique méditative tend à se débarrasser d’a priori quelque peu dédaigneux pour faire sa grande entrée dans le monde de l’entreprise. Elle est d’ailleurs quotidiennement accueillie à bras ouverts par de nombreux travailleurs, en particulier du côté outre-Atlantique…

Quelles sont les raisons de ce soudain regain d’intérêt pour une philosophie de vie ordinairement associée au bouddhisme ?

Dans quelle mesure est-elle apte à nous épauler dans notre quotidien professionnel ?

Cela vaut-il vraiment le coup de sacrifier quelques instants de notre précieux temps pour nous en remettre à la méditation ?

Qu’est-ce que la méditation ?

Commençons par faire le point sur ce que désigne le terme de « méditation ». On l’associe souvent à la « pleine conscience » ; en effet, elle consiste à booster son attention et à aiguillonner sa concentration. Méditer implique de vivre pleinement le moment présent et d’évoluer dans une logique d’attention exacerbée, en adoptant le recul nécessaire face aux pensées qui nous assaillissent. Elle prend la forme d’un recueillement permettant de renouer avec une paix intérieure : en faisant le vide, nous sommes plus enclins à saisir les mécanismes qui animent notre psyché.

C’est un retour sur soi, une véritable introspection menée avec bienveillance pour s’accepter tels que nous sommes et atteindre un état privilégié d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Attention toutefois, la méditation n’est pas un outil que l’on ressort à sa guise de derrière les fagots selon les besoins du moment : c’est une véritable façon d’être, une philosophie de vie pour s’ouvrir à soi et se reconnecter avec son esprit.

La méditation est bien souvent confondue avec l’auto-hypnose. Si ces deux pratiques sont indubitablement apparentées, elles diffèrent sur un point : là où la méditation se présente comme un art de vivre tendant à nous reconnecter avec une certaine sagesse, l’auto-hypnose assure un revers quasi thérapeutique en permettant d’agir en profondeur sur des mauvaises habitudes ou des comportements nocifs. Elle est donc particulièrement indiquée pour les individus qui souffrent de maux d’ores et déjà déclarés : un stress permanent et profondément enfoui conduisant à des insomnies, par exemple, des crises de panique, une baisse importante de la motivation, etc.

Si vous désirez en apprendre davantage sur l’hypnose et l’auto-hypnose, le site Prism’Evolution vous fournira de précieuses informations sur cette page.

La méditation au travail est-elle compatible avec une philosophie business ?

Oui, bien entendu ! Il est biaisé de croire que la méditation n’est que l’apanage d’individus marginalisés, déconnectés des enjeux du réel ou d’une poignée d’idéalistes carburant aux graines germées. Parmi ses adeptes revendiqués, figurent des entrepreneurs ou chefs d’entreprises emblématiques, dont la renommée n’est plus à faire : Steve Jobs (Apple), pour ne citer que lui, s’en remettait quotidiennement à la méditation !

Sans aller jusqu’à arguer que la méditation est à l’origine du succès d’Apple, force est de constater qu’elle a apporté un véritable soutien à l’esprit visionnaire de son fondateur.

Être la figure de proue d’une entreprise ou en être l’un des leviers n’implique pas de renoncer à la prise en compte de notre humanité : quand bien même notre salaire et notre succès sous-entendent une indéniable implication de notre part, nous ne sommes pas des machines. Bien au contraire : face à la recherche obsessionnelle du profit et à la dématérialisation croissante des activités, il est plus que jamais nécessaire de choyer notre esprit et de revenir aux fondamentaux.

En cela, la méditation s’avère un précieux allié pour se reconnecter à sa vie intérieure et bénéficier de retombées positives dans sa vie professionnelle et personnelle. Parfois, il faut savoir reculer pour mieux sauter : prendre le temps de se focaliser sur soi, pour mieux aller de l’avant.

Que gagne-t-on à méditer au travail ?

Un individu actif lambda consacre au minimum sept heures d’une journée à travailler, et ce cinq jours sur sept dans le meilleur des cas. Une activité indubitablement énergivore, qui requiert de maintenir un niveau de concentration élevé et de passer outre la pression exercée par les deadlines serrées, la hiérarchie ou la clientèle.

À cela s’ajoute le stress de perdre son emploi en cas de baisse soudaine de la productivité ou d’incapacité à mener à bien toutes les tâches confiées, ou encore le constat de s’être lassé de son travail et de ne plus parvenir à y trouver un sens quelconque : chaque journée passée à son poste devient un véritable supplice, un déchirement intérieur entre un idéal fantasmé et une réalité bien plus austère, qui nous entraîne dans les bas-fonds du déclin psychologique.

Autant de paramètres qui menacent notre bien-être au travail et, par extension, notre épanouissement personnel, quand ils ne mettent pas notre santé physique et/ou psychique en péril.

Les bienfaits de la méditation sortent du domaine de la supputation et ont fait l’objet de véritables preuves scientifiques. Ainsi, la méditation nous permet d’agir en prévention des maux couramment déplorés dans le milieu business.

Tout le monde a à y gagner : les employés, comme l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Parmi les bienfaits avérés d’une pratique régulière de la méditation au travail, citons notamment :

  • une augmentation de la capacité de concentration ;
  • une chute du niveau de stress ;
  • une créativité boostée ;
  • une baisse des risques de dépression ;
  • une diminution des conflits entre collègues ;
  • une augmentation de l’estime de soi ;
  • une mémorisation plus efficace.

Comment méditer au travail ?

Dans la plupart des entreprises implantées dans les pays nordiques et aux États-Unis, la méditation est un exercice routinier adopté par tous, employés comme employeurs. On tolère qu’un travailleur s’absente quelques minutes de son poste pour s’adonner à la méditation : mieux, on l’encourage !
Dans certaines structures, des plages horaires réservées à la méditation sont même aménagées pour pratiquer collectivement et renforcer les liens entre les acteurs.

En France, il va sans dire que nous sommes un peu plus longs à la détente et hermétiques à certaines pratiques qui, pourtant, gagneraient sans conteste à être plébiscitées. Néanmoins, il n’est pas impossible de pratiquer la méditation au travail, et vous pourrez tirer profit de nombreux exercices d’une simplicité déconcertante. Entre deux dossiers, sur sa chaise de bureau ou pendant sa pause repas, quelques minutes sauront faire la différence. Qui sait, peut-être réussirez-vous à convertir vos collègues ?

Voici un exercice très simple pour s’initier à la méditation : commencez par enlever tout ce qui vous gêne et vous empêche de lâcher prise (bijoux trop lourds, ceintures trop serrées, chaussures inconfortables, etc.).

Positionnez-vous sur une chaise, le dos droit, confortablement appuyé contre le dossier, puis fermez les yeux. Le but est de vous concentrer sur vos sensations physiques : vous pouvez soit choisir de vous focaliser sur votre respiration, soit prendre conscience de chacun de vos membres, en remontant progressivement des orteils jusqu’à la tête.

Ne prêtez pas attention aux pensées qui continuent à bourdonner dans votre esprit : contentez-vous de les laisser passer, sans
vous pencher sur l’une d’entre elles en particulier.

Conclusion :

Méditer au travail permet de renouer avec un certain bien-être intérieur, et il va sans dire qu’après quelques semaines de pratique, vos vies personnelle et professionnelle en ressentiront les bienfaits, pour peu que vous preniez la peine de vous y mettre.

Aucune excuse : tout le monde a forcément quelques minutes par jour à y consacrer.

Alors, vous commencez quand ? 🙂

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