Quand on travaille et qu’on veut malgré tout faire du sport en plein air (VTT, Course à pied, marche etc.), on est souvent amené à faire du sport le soir. Et cela signifie souvent la nuit !

Courir SeuleLes médias ont parlé plusieurs fois de viols ou meurtres perpétrés sur des sportives / sportifs qui étaient seuls. Mais il y a aussi le risque de blessures, de se perdre, de malaise…

Dans cet article je liste rapidement les différents dangers qui existent, et j’explique tout de suite après comment s’en protéger efficacement. Le but étant de se faire plaisir, sans avoir peur de sortir de chez soi !

Quels dangers peut-on rencontrer ?

Très peu en réalité, et la probabilité est souvent faible. Néanmoins, il est important de se sentir rassuré et confiant avant de sortir faire du sport seul(e). C’est en partie pour se détendre et se changer les idées que l’on fait du sport, pas pour subir une dose de stress supplémentaire !

Voici les dangers auxquels on peut facilement se préparer :

  • Blessures (entorses, périostite etc.)
  • Désorientation ( ex: se perdre dans la forêt)
  • Problème de santé ( déshydratation, hypoglycémie )
  • Agressions diverses ( chiens, humains )

 

La sécurité maximale en 3 étapes :

Étape 1 : Prévenir hypoglycémie et déshydratation

Pour éviter le risque d’hypoglycémie ou de déshydratation, l’idéal est de toujours emporter quelque chose à boire et à manger. Évidemment, pour les sorties « courtes » c’est beaucoup moins nécessaire que pour des sorties de 1, 2 ou 3 heures. L’important est alors d’être sûr d’avoir suffisamment bu et mangé durant la journée.

En course à pied par exemple, l’été par forte chaleur je sais que je perds environ 1,2 à 1,5 litre d’eau par heure, à allure modérée. Si je ne bois pas suffisamment pendant la journée et qu’en plus de cela je cours  plus d’une heure sans emporter d’eau, il y a de fortes chances pour que je me sente mal et que j’ai des vertiges. La déshydratation peut en effet avoir de graves conséquences ( désorientation, folie etc.)

De même pour la nourriture, il est sage d’emporter quelques fruits secs ou une barre céréales avec soi, au cas où.

Étape 2 : Définissez vos itinéraires préférés

Lister 3-4 itinéraires fréquemment utilisés, imprimez-les et mettez-les dans des pochettes plastiques. Vos proches pourront ainsi savoir facilement quel itinéraire vous empruntez.

Pour ce faire vous pouvez utiliser le site CALCUL ITINÉRAIRE qui permet facilement de sauvegarder et d’imprimer vos itinéraires. Vous pouvez aussi utiliser la fonction règle de Google EARTH.

Calcul ItinéraireDonnez un nom à chaque parcours et écrivez le en gros sur chaque feuille d’itinéraire. Il est aussi important d’entourer des points remarquables à intervalles réguliers sur cet itinéraire (exemple : rond point, intersection de rue, entrée d’un parc etc.) Si vous vous blessez, il vous faut pouvoir revenir rapidement à l’un de ces points où un ami pourra venir vous chercher.

Il est important de bien connaître les itinéraires. Vous ne devez pas vous perdre, encore moins la nuit. Ne partez donc jamais de nuit sur un parcours que vous n’avez pas déjà testé plusieurs fois de jour. Si vous courez en dehors des villes, où il fait vraiment très sombre, pensez à utiliser une lampe frontale. Les nouvelles lampes à LED ont l’avantage d’avoir une batterie qui peut durer plusieurs années et offrent une lumière diffuse non éblouissante, dont l’intensité est souvent réglable. Elles permettent ainsi de n’éclairer que le nécessaire sans pour autant révéler votre présence à autrui.

A ma connaissance, seul le fabriquant Petzl commercialise ce type de Lampe frontale.

Lampe Forntale PetzlPour ma part j’utilise le modèle Tikka 2. Elle permet différents niveaux d’éclairage mais reste légère et très simple à utiliser.

Le modèle Tikka 2 Plus permet en plus d’éclairer à l’aide d’une diode rouge, ce qui n’a d’intérêt que si vous désirez lire une carte la nuit. La lumière rouge évite l’éblouissement par reflet sur la carte. Cela évite de perdre 10 secondes à chaque lecture de carte pour laisser notre rétine s’habituer à la source de lumière :-). C’est une fonction qui peut se révéler très appréciable pour la course d’orientation ou les raids nocturnes.

Étape 3 : Informez vos proches

Trouvez une ou deux personnes de confiance à qui vous pouvez donner des copies de vos itinéraires. Elles doivent être joignables facilement, en particulier au moment où vous êtes de sortie ! Avertissez-les pour leur dire quel itinéraire vous choisissez de suivre aujourd’hui, et à quelle heure au maximum vous devriez être rentré.

A quoi sert tout cela ?

Si vous avez un problème, vos proches savent déjà sur quel parcours vous êtes. Il ne reste plus qu’à les prévenir quand l’on est en difficulté, et à leur dire auprès de quel point particulier ils doivent venir nous chercher. Pour les prévenir, il est bien sûr nécessaire d’avoir un téléphone portable ( et de l’avoir chargé avant de partir 🙂 ).

Est-ce assez de prévention ? Doit-on en faire plus encore ?berger des pyrénées

Contre les agressions directes certains préconisent d’emporter une petite cartouche lacrymogène, notamment pour les femmes. On peut aussi emporter un sifflet, ou une de ces  petites alarmes d’auto-défense très puissantes que l’on trouve en armurerie. Le tout est d’abord d’avoir la place d’emporter tout cet attirail, et surtout de savoir s’en servir même en cas de panique, ce qui n’est pas si évident. Pour les propriétaires de chien, votre compagnon canin peut probablement vous accompagner, vous rassurer et servir de dissuasion. Il ne sera pas le dernier à être heureux d’aller prendre l’air !

Mais dans tous les cas, avoir défini au préalable un ou deux itinéraires et emporter un téléphone portable est fondamental.

La sécurité c’est important, mais évidement, il ne faut pas en faire trop. Le risque est alors de tomber dans une paranoïa qui générera d’elle même peut-être plus de stress que la peur initiale dont on essayait de se séparer. A chacun de trouver le compromis qui lui convient.

Pour ma part j’ai longtemps négligé ma sécurité et j’allais courir seul la nuit sans dire à mes proches où je partais, et sans téléphone portable. Je pensais vraiment qu’il ne pouvait rien m’arriver ! La preuve que non puisque je me suis retrouvé coincé à 10 km de chez moi, une périostite extrêmement douloureuse aux deux tibias. Incapable de marcher ! Le problème avec la périostite c’est qu’elle apparaît progressivement durant l’effort, jusqu’à finir par provoquer une douleur atroce… Sans téléphone, j’étais vraiment en difficulté. Heureusement j’ai réussi à quitter la côte pour rejoindre une route où j’ai pu faire du stop. J’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de bienveillant qui a fait le détour pour me déposer chez moi.

Voilà pourquoi je pense que suivre les 3 étapes que j’ai décrites est important. Courir la nuit est quelque chose de merveilleux. Quand je suis seul face à l’obscurité j’ai l’impression que le temps s’arrête… Ces moments là sont magiques et valent la peine de passer un peu de temps à gérer notre sécurité.

Et vous ? Quelles sont vos habitudes ? Comment vous organisez-vous pour faire du sport seul ? N’hésitez pas à partager votre expérience. Les commentaires sont là pour ça ;-).

Thomas

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